Eclatement-Rencontre WE 28/04/18

Thème réflexif : Eclatement & Rencontre
Thèmes sensitifs : Plaisir à la limite [1er jour]. Rythme & Circulation [2eme jour]
MJC de Pacé, Ille et Vilaine, WE 28-29/04/18

Les participants : Nico, Léa, Céline, Thierry, Patrice, Hervé, Jérémy

Rédaction du CR : Hervé

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Samedi matin

Eveil des sensations et des muscles

Retour des participants sur les éveils:

Léa: sensations d’opposition et de contraste. Violent/sec/lié et rapide/lent. Besoin de changer d’énergie/mouvement/rythme. Torsions aussi.

Hervé: micro-mouvements du bassin. Station debout. Beaucoup de torsions génère une autre façon de m’échauffer avec des images poétiques dans ma tête en même temps.

Jérémy: chercher un certain plaisir dans la sensation. Percussion avec la voix. Répercussion du geste et ce qu’il provoque. Idem pour le chant, laisser le mouvement le traverser plutôt que d’aller dans le mouvement. Se faire du bien.

Patrice: resté dans le même lieu pour chercher à se relier et faire de l’espace pour s’ouvrir. Laisser de la place. C’est quelque chose qui me fait du bien.

Thierry: étendre les champs de souplesse du corps. Aller juste avant la douleur, avant que ça tire pour augmenter le confort du corps.

Céline: recherche d’appui et de contenance. Chercher un contenant et lâcher-prise pour voir ce qui est contenant.

Nico: partie supérieure de la tête, énergie du crâne, en haut, derrière les yeux. Yeux ouverts. Besoin d’appui, pose sa tête contre un mur pour faire un point de tension. Petits muscles du corps à différents endroits.

Thème sensitif choisi : Plaisir à la limite

Après les éveils, nous choisissons de faire, avant le repas de midi, un temps de danse improvisée sans thème réflexif et sans tilteur.

Retour des participants avec le choix d’un axe orienté: ce qu’on a vu pendant le temps de danse:

Jérémy: j’ai vu de la musique. J’ai eu plus envie de d’avoir conscience du groupe et de prendre ma place dans le groupe.

Nico: écoute et prise en compte du groupe.

Céline: écoute des échanges sonores et réponses entre ces échanges, c’est dépaysant.

Léa: trop court, envie de faire plein de choses.

Patrice: je suis resté sur l’extra-scène. C’était rapide au niveau du temps pour participer et du temps d’exploration. Besoin de plus de temps pour voir.

Thierry: il y a eu plein de propositions, j’ai été obligé de changer de rythmes. J’ai pris du plaisir à explorer les limites de l’espace.

Repas : discussion pour le choix du thème réflexif. Idées en vrac.

  • multitudes : trop de choses sur l’espace scénique, sous quel angle de vue on regarde cela.
  • ZAD, où commence la guerre ? Guerre d’opinions/ la volonté est d’atteindre un objectif/ il y a une faille possible/ ça sert à quoi ?
  • rencontre et partage/comment on va vers l’autre ?/ quand il y a quelque chose de commun et rencontre ? / quand les groupes se mêlent les uns aux autres ou pas ?
  • exercices de clown : zones avec codes, transition. Absurdité des zones codées.
  • autonomie du groupe ? Qu’est-ce qui nous unit, pas uniquement les flics qui fait qu’on va se regrouper pour manifester.
  • la culture du collectif n’est pas spontanée. On a besoin d’une transmission de pratique.
  • Problème de la domination.
  • déconstruction des normes grâce au groupe alors que la déconstruction en autonomie est limitée.
  • à quel moment je fais parti du collectif ou pas ? On fait groupe tous ensemble mais il y a des sous-groupes.
  • en marche arrière / je suis un peu perdue / l’individu éclaté.

Nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur un thème réflexif, nous décidons d’essayer de faire un thème en nuage de mots et voir si cette forme – encore jamais utilisée – nous convient.

Thème réflexif en nuage de mots : collectif / appartenance / repères / groupe / rencontre / éclatement.

samedi aprè-midi

Temps de danse 1 : Jérémy tilte.

Forum :

  • le groupe. Véhicule. Intention.
  • recherche de support : objet, individu.
  • appartenance au groupe : suivre un moteur, suivre une direction, direction commune.
  • théâtre : fonctionne par duo, trio, par ambiance plus que par thématique, diffère de la rencontre et des actions de groupe. Suivre le rythme commun. Questionnement sur la cohérence du comportement individuel avec direction du groupe, génère un respect dynamique du groupe.
  • véhicule : la pièce, plusieurs moteurs, multidimensionnel. Variétés des propositions, d’où perdition, trop de possibilités de choix, le plaisir de la limite.

Temps de danse 2 : Nico tilte

Ecrits Bruts

Temps de danse 3 : Hervé tilte

Pas de notes des participants, mais une réflexion écrite du tilteur pendant le temps de danse: « Trop de liberté provoque – t – elle une inertie ? On fait ce qu’on veut comme on veut, peut amener de l’ennui et/ou une dynamique. Attendre que quelque chose se passe ? Ou accepter le vide ? »

Temps de danse 4 : Léa tilte

Forum :

Thierry : ce qui me manque pour l’instant c’est qu’il y ait plus de personnes sur l’espace scénique. Parfois j’ai des résistances dans mes déplacements mais ça manque de personnes sur l’espace scénique pour s’opposer.

Céline : question : qu’est-ce que ça apporte au groupe la légitimité ? Est-ce que je fais ça pour moi ? est-ce que je fais ce que je veux ? Consignes tacites non écartées puisque tacite ? Le cadre est là pour garantir une référence commune pour que cahcun puisse trouver sa place. Le sujet transforme le cadre.

Jérémy : a quel moment on se met en opposition, en narration ? Intervenir depuis la bordure scénique. Je voulais y aller mais je ne savais pas quoi proposer. Je refuse la proposition de l’autre quand je n’ai pas envie. J’écoute mon individualité. Le groupe n’est pas une évidence. Agir en harmonie dans un groupe, c’est aussi agir en harmonie avec soi. Ne pas faire de compromis. Moment d’écoute.

Hervé : je me suis senti un peu bizarre. J’ai une réflexion récurrente : trop de liberté peut provoque de l’inertie. Comme un soufflé qui retombe. Je n’ai pas beaucoup dansé. Réflexion : qu’est-ce qu’il se passe ? Besoin d’une pause.

Jérémy : acceptation de non exigeance de la forme. Je suis de plus en plus à l’aise avec ça.

Hervé : se plaindre de ne pas être libre, trop de liberté.

Patrice : abandonner ou arrêter parce que ça ne résonne plus. Plutôt que de continuer je me retire sans essayer de faire l’effort. Energie juste ou pas ? opposition avec l’autre ou contre l’autre. Avis contraire ou plus affirmé vis à vis de moi. Faire confiance à ça. Y aller quand même parce que je ressens la même chose du groupe. Laisser la responsabilité aux autres. Avoir confiance là-dedans. J’ai une expérience de vivre beaucoup tout seul et mon expérience du collectif est récente. faire à partir de moi et faire un effort pour faire collectif.

Nico : je redécouvre le mode de la marionnette à chaque fois. Elle explore. Voir si elle peut aller vers les autres, la rencontre. Adapter les mouvements de la marionnette au corps de l’autre. Quelle attention à soi et à la marionnette. Perception fluide et plus floue en même temps. Notion d’opposition à ce qui est proposé. S’opposer ou construire à côté ? : Je fais plutôt ça. L’opposition me vient plus facilement.

Hervé : la musique m’a manqué.

Patrice : être à côté, abandonner, être mal à l’aise. J’ai plus confiance que d’être dans le plaisir, dans l’autosatisfaction. La difficulté est plus nourricière que le plaisir immédiat.

Céline : s’il n’y a pas de contraintes, qu’est-ce qui est moteur ?

Temps de danse 3 : Hervé tilte

Ecrits Bruts

Bilan du samedi

Jérémy: creuser, chercher d’autres ressources avec la fatigue.La sensation d’être juste au début de la recherche en fin de journée. Le plus important c’est de danser.

Patrice: content d’avoir fini ce moment de danse. J’ai envie de boire une bière. J’en dirai plus en fin de we.

Céline: plus de construction et de réflexion. Le débat de 12h (sur le choix du thème réflexif) m’a fait du bien, de là est né un sentiment d’appartenance. Ca brasse beaucoup, j’ai besoin de pleurer dans un coin. Je dois peut-être m’autoriser à prendre cette liberté. La danse vient affirmer la réflexion. La musique dans la dernière partie m’a beaucoup aidé, c’est difficile pour moi de danser sans musique.

Thierry: je ne suis pas surpris par le dispositif danse forum. Ca colle avec ce que je recherche. La musique me permet de me lâcher plus.

Léa: j’aime bien que la danse puisse exister en dehors de la musique, qu’elle soit indépendante, comme la musique se suffit à elle-même.

Nico: j’ai été frustré sur le dernier temps de danse à cause de ma main qui me fait mal.

 

Dimanche

Eveil des sensations et des muscles

Retour des participants:

Nico: circulation entre sensations et  muscles. Sensation qui s’est estompé et qui est revenue, qui ont généré d’autres sensations qui intervenaient. Des impulsions qui faisaient bouger le corps à des rythmes différents.

Jérémy: respiration, je suis resté assez longtemps sur l’intestin. Oxygéner, massage de l’intestin. Corps léger. Soin de l’intestin, délier le corps.

Thierry: parties nobles, muscles actifs. Vicères, muscles lisses. Très facial. Irradiations du corps.

Hervé: besoin de me réveiller, se mettre debout. J’ai beaucoup marché. Flexions dans tout le corps pour faire circuler.

Céline: micro-mouvements agréables. Besoin de base pour se réchauffer.

Léa: je suis partie du pied. Amener à tester différentes qualités de mouvements dans le bassin et dans les bras et les mains.

Patrice: envie de mordre. Envie d’amener le corps à pouvoir porter la sensation dans des étirements pour amener de la chaleur. Micro-mouvements amenés dans différentes parties du corps.

Choix du thème sensitif : Rythme & Circulation

Nous avons eu ensuite une discussion sur le choix du thème réflexif en nuage du samedi qui ne convenait à personne:

  • qu’est-ce qu’on veut ? sur quoi on veut travailler ? Plus sur l’éclatement et la rencontre.
  • les notions de collectif et groupe sont trop générique. Une personne pense que nous ne sommes pas assez nombreux pour faire collectif sur l’espace scénique. Pas tout le monde est d’accord avec cette vision.
  • il y a une opposition entre les deux mots : éclatement et rencontre, qui nous paraît intéressante.

Choix du thème réflexif : éclatement / rencontre

Temps de danse 1 : Hervé tilte

Forum:

  • axe de discussion choisi : comment les thèmes ont résonné en vous ?

Jérémy: imprégné du travail. Je lâche, j’ouvre et je ne suis plus un être pensant, je sens une vibration dans mon corps, les thèmes passent par un autre biais.

Nico: au début j’ai perçu la circulation entre danse/théâtre/musique, notamment dans la légéreté. Dans mes textes lus (depuis la bordure scénique), je me demande par rapport à la danse, quand on fait quelque chose ensemble (même famille de mouvements), est-ce que ça part d’une base commune ? Est-ce qu’il y a partage parce qu’il y a une chose commune qui se crée ou le contraire ?

Léa : la rencontre c’est avant tout prendre en compte l’autre dans sa perception du monde. Il y a plusieurs types de rencontres, avec différents médiums, musique ou autres. Rencontre, c’est se reconnecter avec l’autre, prendre conscience de l’existence de l’autre.

Thierry : c’est l’essence de l’impro, écouter l’autre et prendre en compte l’autre. C’est l’essence de la communication humaine en impro.

Céline: pour moi il y a 2 notions: 1/ aller construire l’impro et 2/ comme en DF il n’y a pas de spectateurs, on peut ne pas prendre en compte l’autre forcément.

Patrice: les thèmes arrivent par moment. Ca me donne des repères. en termes sensitifs on est parfois amenés à reproduire des impros. Les thèmes sont venus me soutenir ou ont été validés. Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte en DF et c’est difficile de prendre tout en compte. L’idée de rencontre, retrouve des moments d’avoir envie de créer de la rencontre. Utiliser le mimétisme pour  pouvoir être reconnu de ces personnes là et faire collectif avec eux génèrent de la rencontre. Le mimétisme n’est pas un copié/collé. Le mimétisme dans ce cadre là (DF) me convient pour la rencontre mais dans le quotidien non.

Jérémy: quel est le commun de base ? C’est qu’on partage le même corps, là, ici en DF. On partage déjà quelque chose de fort en termes de structures et de mouvements et de formes.

Nico: la pertinence et la légitimité de l’action peuvent être amenés à se poser dans un cadre social, mais en DF ce n’est pas le cas.

Thierry: être sincère pour respecter l’autre et ne pas être gratuit.

Patrice: la Df est un endroit d’expression où on reçoit des personnes, où on rencontre des personnes. Je retiendrais plus des personnes qui ont quelque chose à dire.

Céline: c’est très dur d’avoir un espace qui ne soit pas sanctionné, on ne fait que ce dont on a envie et ça c’est très dur dans notre société. La DF est un espace de gratuité sans avoir de but, c’est un luxe.

Léa: il n’y a pas de jugement, mais il y a un regard et c’est important, parce que ce n’est pas comme si on était tout seul chez soi. Mais le regard est non jugeant.

Temps de danse 2: Léa tilte

Notes prises par Léa durant le temps de danse: Jérémy jette les feutres et vêtements / éclatement visuel / affrontement, soumission ? / place de la couleur ? / feutres, foulard / 2 salles, 2 ambiances / construction espace – space shaping – corps / indifférence / des rencontres / peu de collectif

Forum:

Hervé: j’ai tenté une rencontre qui ne soit pas classique. J’ai essayé de réagir aux rencontres de mouvements sans essayer d’intervenir. Je me suis dirigé vers quelqu’un, quand je suis arrivé il est parti, je me suis donc mis à jouer avec le souvenir de ton corps et c’était très intéressant. C’est comme si j’avais fait une rencontre avec une ombre. J’ai vraiment eu la sensation de faire parti d’un collectif.

Céline: j’ai fait de la sculpture avec un partenaire (sur la bordure scénique). Je me suis relier à la scène en reproduisant le corps de Jérémy. Désaffectiver ce qui se passe sur l’espace scénique. Comment se positionner face à la violence ? Je ne savais plus très bien où je me positionnais ? Pour de faux ?

Thierry: j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans un univers posé. Retrait/chaos/contrepoint implique de ranger. Je me suis retrouvé dans une vraie conflictualité, face à une force d’agression, j’en ai joué. Mouvements de prise physique. J’ai été géné par les musiques. Je n’ai pas fait de rencontres parce que j’étais hors-champs avec certains. Il y a eu une rencontre forte entre deux personnages.

Nico: l’appareil photo provoque vite des interactions mais c’est un frein à la rencontre. Provoquer une réaction chez l’autre pour générer un dialogue. Après je suis allé plus dans le geste pour retourner dans la danse pour ne pas instrumentaliser l’autre.

Thierry: la photo comme prise de vue neutre peut devenir insupportable.

Patrice: rapport de jeu. L’éclatement des crayons est pour un mouvement de vérité. Alors que le jeu de souffrance implique le jeu. J’ai imposé une rencontre à Céline qui était dans son univers, j’ai été bien accueilli. Il y a de la place pour faire mes propositions. Pendant la rencontre avec Céline j’ai été aussi interpellé par ce qu’il se passait sur scène. J’ai été en périphérie du groupe mais ce n’etait pas mon attente de collectif. Pour faire parti, j’ai besoin d’être reconnu.

Nico: question à Patrice: ta prise en compte par les danseurs aurait changé ta position ?

Jérémy : L’intimité et la rencontre. La question de la limite. Qu’est-ce qui est decent, indécent ? Sexualité, violence, sensualité. Se permettre la prise de pouvoir sur l’autre.

Thierry: prise en compte comme spectateur de la bordure scénique. Règles implicites.

Hervé : c’est là qu’intervient la transgression.

Temps de danse 3 : Jérémy tilte

Notes prises par Jérémy au cours de l’impro: entrées dans le cadre ensemble lentement. vite un duo. voix plus musique instrumentale. vite silence. duo Léa et Thierry comme une reprise (cf expérience précédente). groupe de 4 = jeu. les corps deviennent un corps. le radeau de la méduse des shadocks. percussions, rythme ensemble. transformation suite devient perturbation. puis retour état initial. scène espace vide. reprise instruments. narration éclatée, histoires multiples. rythme commun = partage, lien, ciculation. expression différent de personnalité. approche typée, personnelle, effort, désir, intention commune. espace limité cependant illimité (cf imaginaire). circulation différent d’univers et d’espace. irrationalité et réel. expansion conception réalité. solitude = départ ? vide = remplir le vide ? opportunité ? dépassement, inconfort = fertilité. que vivons-nous là ? à quoi répondons-nous ? un besoin. encore un espace nouveau, un rythme ensemble. le rythme pour communiquer. vide puis ensemble dans l’action. tous comme dans un autre état. état de conscience, géographique, temporel, rythmique. un retour, une boucle, pour soi, pour le groupe. retour narration ensemble. puis sortie. solo avec instrument + voix ensuite ensemble. solo se maintient de dos au fond.

Forum: axe de discussion : qu’est-ce que vous venez chercher en DF ?

Léa: s’extraire de la norme pour aller vers l’éthique et le faire. Plutôt que d’aller rechercher une essence, être plutôt dans la puissance d’agir. Comment j’affecte mon environnement et comment il m’affecte en retour ? La DF est un cadre qui est propice à ça.

Nico: j’ai du mal à raccrocher cette question avec le temps de forum.

Jérémy: qu’est-ce que ces thématiques t’apportent intellectuellement et corporellement.

Nico: j’ai peur que ce ne soit trop profond et trop long.

Céline: il y a un processus en route sans résultat. Si je donne un résultat attendu, j’ai l’impression de biaiser un processus qui se fait pas à pas. Je viens en DF pour me questionner dans un sas qui n’est pas dans le réel et que je ne supporterais pas au quotidien.

Patrice: un espace d’expérimentation, qui fait sens avec le reste du monde et du quotidien, un espace de liberté grâce au collectif.

Thierry: un partage d’espaces de possibles pour évoluer sur des choses qui nous concernent. Espace très juste.

Hervé: avoir un espace hors-zone qui permet par la représentation de travailler et d’évoluer ensemble sur ce qu’il y a en nous. Dispositif surréel car on représente le réel à partir du réel et ça n’aboutit à rien. Ca circule de partout. Un espace de confluence, vivant. Magie de l’art  éphémère. Ca me travaille. C’est comme découvrir un être.

Léa: la DF permet de se définir par l’envie, l’action et le ressenti plutôt.

Temps de danse 4: Patrice tilte

Ecrits Bruts

BILAN du WE

Nico: il est plus facile de circuler grâce au nuage de mots, j’aimerais le refaire. Ca donne plus de portes d’entrées et ça permet de les relier à tous les échanges de mots qu’il y a eu avant.

Jérémy: le nuage de mots, c’est pas très parlant, je ne les retiens pas. Je préfère simplifier en deux mots, c’est plus facile pour s’appuyer.

Léa: c’est un peu pareil. Deux mots ont plus de force, par conséquent on s’éparpille moins et je m’y retrouve mieux. C’est plus précis, plus aiguisé.

Thierry: en même temps on n’est pas dans l’illustration, on a ça en arrière plan.

Patrice: c’est plus facile avec deux mots parce que l’association entre les deux mots, ça ouvre des espaces.

Hervé: idem. Ca va je suis content. C’est bien qu’il y ait des nouveaux instruments de musique. Très riche. Ca fait du bien tous les échanges qu’on a eu. Je suis très content que Patrice et Thierry soient là.

Jérémy: je me sens moi-même, sincère, accepté. Sentiment de liberté et de justesse. C’est pas rien. Pas de compromis. S’épanouir en tant qu’être. Ce n’est pas un espace que je ressens comme fermé. Il y a différentes dimensions dans les expériences, l’existence. C’est un moyen de me sentir libre et heureux dans l’expression. L’excentricité et la sensibilité peuvent s’exprimer. Des réactions autour du cadre à respecter et la transgression est autorisée.

Thierry: impressionnant les contrastes entre les temps de danse. J’ai exploré plein de pistes. Sur le dispositif, c’est évident que ça puisse convenir à tout le monde. C’est un format qui me va bien. Surpris par la connivence qui s’installe vite. La confiance est donnée dès le départ. Des choses qui ne se décrètent pas mais qui se vivent.

Patrice: j’allais rendre hommage à Hervé mais je ne vais pas le faire (rires). Je n’étais pas déstabilisé parce que Hervé m’avait déjà beaucoup parlé de la DF. « Ne pas résoudre », laisser infuser, ne pas plaquer des mots tout de suite. Agacements, satisfactions, choses retrouvées. Rêves/réalité génèrent des espaces que je pense précieux différents des espaces de rencontres = chance. Qu’est-ce que ça va faire quand je vais retrouver mon autre vie ?

Céline: pas très à l’aise sur la danse. Besoin de temps pour digérer. Sensation d’être au-delà de ma capacité. Trop plein. Fatiguée. Comment respecter son rythme dans la rencontre ? Je suis contente de ce que j’ai partagé avec vous.

Léa: trop de choses (cf propositions instruments, dessins, livres…). Les limites dans le temps = là ça commence pour moi, donc il me faudrait 2 semaines. Heureuse que la proposition plaise, il faudrait développer des rencontres régulières pour développer un langage commun + des pratiques (voix etc). J’étais triste en fin de journée samedi: pourquoi le monde entier ne pratique pas la DF ?

 

 

 

 

 

 

 

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