DF WE BREST 04/17

Thème réflexif : La Révolte

Thèmes sensitifs : Rotation-Etirements & Extension

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# Révolte de la lenteur. Tracer un chemin buldozer qui écarte les obstacles. Prendre avec soi dans la révolte l’extension du collectif, par ondes, par vibrations, par imaginaire. Rien ne peut détruire la poésie. L’utilité de l’inutile réveille. Douceur du chaos qui exulte. Musique des murs autour du silence vivant. Il n’y a que du risque. du plaisir de l’erreur. La magie s’émane des pores de chacun. L’art est une façon d’être, un moyen d’agir, même si l’action est invisible, elle demeure perçue et vibrante. La peur excite l’envie de révolter les organes du corps. Un corps sans organes reste un corps. Et la mort est vivante en-dessous.

# J’ai ce fantasme quand j’étais petit je rêvais d’être chanteuse, de faire de la musique. Je ne fais aujourd’hui ni l’un ni l’autre. Des fois je suis jalouse de ceux qui peuvent. J’avais des tambours à portée de main. J’ai joué. J’ai essayé. Je vous ai regardé, je vous regarde et j’essaie de communiquer notre rythme au travers du tambour. Des fois c’est moi qui nous impulse un rythme. Le dialogue serait-il le meilleur moyen (ou la finalité) pour essayer quelque chose qu’on ne sait pas faire.

# Quand on est indécis, perplexe, qu’on ne sait pas quoi faire, devons passer à l’action ou attendre une invitation des autres, de l’autre ? Ne pourrions-nous pas juste attendre cette invitation ? Je revendique un … Droit à la crispation ! Droit à l’indécision !

# Idée. La même idée. Brusque mésange qui se cogne sans relâche. Douleur. Persévérance. La soumission jusqu’au cri. Sensualité du tube en carton. Sexualité par procuration. L’imaginaire est no border. Je peux être folle. Je peux être belle. Je peux être l’ogre qui mange les révoltes et les recrache en bouillie. Je suis toutes les couleurs. Même celles que je ne vois pas. L’indigence, la colère, le racisme, l’aile de papillon, ton sourire, le sens des mots, la pluie sur le caillou. Le monde n’est pas un triangle, c’est ma certitude. Pour aujourd’hui. STOP. Signé. Moi.

# Le poids des mots. Ecrasant. Pourquoi toujours en revenir aux mots ? Ces mots-là, cet acharnement-là à vouloir parler. Danse. Ce que tu as été dansé personne ne peut te l’enlever. On peut t’ôter les mots de la bouche, on peut trahir ta parole, on peut violer tes mots, voler tes phrases mais on ne t’enlèvera ce que tu as dansé. Le monde est une prison dans laquelle une muraille de chaises peut libérer le corps. Révolte. Je veux. Je ne veux pas. Je veux devenir le monde. Je veux voir dans tes yeux que tu respectes ce que je suis. Je veux me sentir moi dans tes yeux. Figures. Corps. Corps. Corps. Corps. Corps.

# Le tout uni contre avec et sans paraître un peu de quoi avec quoi en semble les autres la porte trou noir chaotique presque un jeu je ne sais quoi je ne sais pas pourquoi mémoriser les joutes de gestes la chaise qui vole se casse tombe remonte retombe partie party fiesta dance bailar.

# Jeux de pieds jeux de mains jeux de vilains ? deux mâts, des regards, un chien et un laisse. Manipulation en cirque, bleu, noir, rouge, la mort de la patrie. Mais tout n’est pas fini, alors oui !

# J’étais là. Je vous ai vu. Je ne sais pas si vous m’avez vu. Mes pieds me disaient d’avancer mais ma tête n’était pas d’accord. Rien n’y fait je reste plantée là à regarder. Je m’imagine votre conversation de loin; au loin, à moins que vous ne partez pas. C’était mieux avant c’est bien maintenant. C’était bien hier. C’est bien. Bien.

# Je ne veux pas. Devrais-je vouloir ? Pourquoi devrais-je vouloir ? Comment.

# GRRR, BRRR, GRRR, vide, étincelles, vide, espace vide, vide dedans, paroles vides, bruits, musique, révolte du vide, révolté par l’humain, défiguré par le sens, cimenté les tripes de non-sens. Ennui comme un voile sur les coeurs. Peur de dire vrai. Peur d’aller dedans. Peur de soi. Peur de créer, de péter, de roter, d’aimer. Révolté par la possibilité que la paix puisse exister. Débiliser par moi-même. Rendu la pensée stérile.

# Aux armes les figures blêmes de la révolution de Noisy le Sec pendant que les autres enfumés pourrissent les cheveux bien peignés de tignasses bleues turquoises qui s’exclamaient encore davantage à chaque fois et qui n’en finissent jamais avec leurs rôts puants de merde et de glawis purulants. Et viens je t’emmène car nous avons mieux à faire que d’assister à ces cérémonies pleine de (?) et nous ferons l’amour deux ou trois fois l’heure plutôt que de saborder ces sempiternels Patrick le feu qui joue sur le pont d’Avignon mais qui danse tout rond comme des cons qui ne savent plus où est le nord car enfin les sudistes sont depuis toujours les pires goélands  sédentaires édentés plein de caries jolies jolies la salade de fruit et puis cui cui gazouilli dans ton crâne de dromadaire qui a fait des réserves d’eau jusqu’à plus soif. Et nous marchons vers le soleil ensemble car nous n’avons plus qu’une seule chose à faire c’est de marcher vers le soleil et être heureux une fois pour toutes et oublier toutes ces tranchées aveuglées de la peste et du choléra. J’adore DINARD et le PINARD.

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