DF WE 28/04/18

Danse Forum MJC de Pacé – WE 28/29.04.18

Thème réflexif : Eclatement & Rencontre
Thèmes sensitifs : Plaisir à la limite [1er jour]. Rythme & Circulation [2eme jour]

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# Oh merde la colère, non pas encore je lance un aveu un aveu de domination encore présente j’ai aimé être tilteur et j’ai senti la force de la domination ou une force d’influence d’avoir le temps que je puisse partager mon temps. La colère pour les autres me garde vivant ou sinon je serais bon à jeter. Merci pour ce voyage. Cet espace accordé au tilteur.

# Entrée en contact. La question de mimétisme. Quelle est la frontière entre la danse, le théâtre, le jeu de clown ? Qu’est-ce qui fait qu’on intervient ou pas dans l’espace scénique ? C’est la question des stimuli qui provoque ou pas une réponse en complément – en contrepoint – en opposition – l’absence de réaction est-elle réponse ? Pourquoi ces sons m’attirent ? Ces sons lourds. Pourquoi est-ce que je me permets de les imposer aux autres ? Lors d’un prochain temps d’écriture il faudra que j’écrive sur ces sons, ces sons seulement.

# soleil lune corps terre ciel mer chant clair danse ouvrage écoute esprit mystère entre ciel et terre

# Je prends la parole. Je laisse la parole. N’y voyez rien d’autre.

# Il y a l’éclatement nourricier du commun. Et il y a la simultanéité de toutes ces choses interconnectées qui dépassent toutes ces parties. Appelez ça Dieu si vous voulez, ici ça s’appelle pas, ça s’explore par tâtonnements modestes mais bien assez « satisfaisant ». On ne sort jamais vraiment des logiques de valeurs. Dehors il pleut, faut que je vous dise, il fait froid parce que le vent passe dans les interstices. Pas l’air, le vent, celui des aléas climatiques et des contes. Et dedans ça fuse, ça répond, ça se croise, s’hybride et s’invente, ça se transforme et ça se crée. Est-ce qu’on y peut quelque chose, en alchimistes maladroits ?

# Souffrir de la texture du monde. Ce que j’ai à offrir n’est pas assez grand, pas assez soyeux. Je suis une brise tiède dans les décombres encore chaud. Je monte les marches une à une sous une nuée d’esprit dont le souffle rauque traverse ma nuque. La caresse d’un autre attendrit ma chair et donne du sens aux choses. Quoi de plus immédiat. Et pourtant maintenant dessine l’avenir. Les saveurs qui vibrent dans la bouche des mots qui ne seront jamais dits mais que le vent porte jusque dans le désert jusqu’au moment où la pluie les enterra pour plus tard. Il faut bien garder de la place pour le dessert. La fin/faim de l’homme.

# Dans le creux métacathartique d’une rose aux pétales invisuels s’étale la confiture d’une poésie hermétique, bio et locale. La mise sous vide faite selon un procédé répétitif et bruyant garanti sa saveur. Il n’est pas conseillé de lire sa composition mais on peut souligner que les enfants « adorent s’en tartiner la nouille ». Propos recueillis en caisse 4 auprès du petit Hervé. Heureusement qu’une métaphore n’en cache pas toujours une autre et que toute bonne chute arrive pour qui sait prendre le train en marche. L’heureux Ulysse prit le large bien avant la tempête d’aujourd’hui.

# RHAZZZ GRIPP BLICK BLACK GRAGRRRR Herze grabine pourave attak en gros sbhouf ZAD pervetrograde devanture ekkss aroyobrouk fesse à trick de rotafil BZ sur la crotignalle excecrabe ret-orikepasça pour brrr bça bouzouk bachir al lasalade rooooket miommiam bourre pet pet ar hersatz de latéral.

# Là-bas par ici et puis après ? Ligne, rythme, corde pincée, transparence. Encore. Vide. Creux à l’intérieur, descend un outil, une fourmilière. Bazar endormi. Dehors, il y a ici. Vive les Viva de Cuba ! Migrer au coeur d’un espace pour réfléchir, observer, se déposer.

# musique = dynamisme = tout le monde sur scène. Silence = vide = non-dynamisme. Si je m’amuse à intervertir : musique = vide = non-dynamisme. Silence = dynamisme = tout le monde sur scène. Non-dynamisme = tout le monde sur scène = musique. Dynamisme = silence = musique.

# A défaut d’appartenir à un collectif je participe à l’activité d’un groupe. L’appartenance au collectif se construit, si besoin par la déconstruction de nos représentations, mais surtout par l’action. Ensemble. Suggestions, propositions, intentions suscitent des réactions, lit de suggestions propositions intentions nouvelles. Pas d’éclatement encore car le collectif ou groupe uni ne s’est pas encore assemblé rassemblé.

# Du son jusqu’à la saturation. Espaces sonores préservés ou occultés. Le son s’impose toujours plus ou moins. Devient en tous cas incontournable pour les corps. Oreilles tympans impactés. Corps en mouvement.

# Les objets sons textes balisent des repères, dont la signification exacte n’est pas sûre. Juste suggestion, proposition, intention. Et alors l’éclatement sera nouvelle suggestion, proposition, intention.

# Poids des corps. Quand les corps deviennent des poids dont on ne sait plus que faire. Poids morts. Encombrants – gênants. Certains voudraient s’en débarrasser. Régler un problème. Passer à autre chose. Les autres les prennent en charge. Pour un temps. Pour tout le temps. Est-ce possible ?

# Rencontre avec les traces des ondes des cordages reliés en bas en haut à gauche à droite, sinusoïdal, corps réfléchis, déconstruits par la rencontre éclatée des formes. Hétéroclite, hors-zone, bouffie de mémoire, prise en volute et descendu derrière les muscles, vibrant dans les dix directions. Affirmé par l’habité, surpris par un flux incertain mais ferme, comme un sexe brandit mais qui débande ses muscles dans un mouvement dansé là-bas parti, revenu devant et PLOUF, à l’eau, mutation !

# La danse, la transe, l’attente. Libre sans tête jette le corps sans laisse à même de ne plus être chute brute sans casque relâche casse les miroirs, le savoir, le vouloir, j’accepte. Enfin reviens du lointain parce qu’il le faut bien, être avec les miens.

# Exutoire exuter rien à écrire rien à dire ça a circuler ruer déféquer avorter avouer accepter avancer relaxer c’est du passé.

# Le rendez-vous les a rassemblé mais seulement après l’orage, à la lisière du silence. Une tête sur une épaule; Une pensée dans l’autre. Un coeur dans un nuage d’épanchements reconvoqués. De tarentules en alignements de corps mégalithiques sur la corniche il flotte des poèmes murmurés sur le dos du vent. La cascade de chair est rafraîchissante. Quelque chose d’immuable dans la façon de faire collectif. Une force, un poids, le confort du crépuscule grégaire.

# Sans frontières. Douce marmotte sous l’apparence d’un ninja. Où je vais, je sais sans savoir puisque je suis tes traces… Je sais où je vais puisque je suis tes traces. Sans savoir puisque tu n’espas moi. A l’ombre d’un arbre. On est tous le zadiste de quelqu’un d’autre. Il faut qu’il se relève après être tombé le temps d’une valse sans temps. Sans temps ça va mais cent ans c’est trop long. Que je suis vieille déjà ! A quoi je veille sans en avoir l’air ? Ou à quoi ai-je l’air de veiller sans trop pourtant le faire ? Ensemble c’est bien. Avoir l’air à plusieurs pour faire passer le temps. Qu’une étoile brille dans cette constellation. Tous des rats !

# Chercher l’issue de cette tanière humaine. Fourmillement odorant des corps. D’un cheveu à l’autre sous une paire de sourires dans le ventre d’un creux de vers héliotropes. Aligner des mots ne compensera pas le manque; Un rythme qui pourrait être juste. Quelle est la justesse quand on veut que les choses existent. Juste. Ni plus. Ni moins. se soucier de la couleur des choses. L’air qui nous meut est le même, moi qui suis raide, toi qui invente. Nous sommes existe de moi, pour moi. Pour toi aussi peut-être. Mais je suis je avant d’être nous.

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